Ligue 2. Amiens - Brest, vendredi (20 h). Le milieu de terrain brestois est convaincu que le beau jeu développé par son équipe va finir par payer.
Brahim Ferradj, comment jugez-vous le début de saison du Stade brestois ?
C'est un bilan moyen. À domicile, on a un rythme de relégable. À l'extérieur, on a déjà gagné deux fois (1-0 à Nîmes et 2-1 à Angers), ce n'est donc pas trop mal. C'est sûr qu'il manque des points par rapport à nos objectifs, mais on ne s'inquiète pas vraiment, car le jeu est là. Il nous manque juste un petit quelque chose, et il faut continuer dans cette voie. On a connu la même chose la saison dernière, et on a finalement été plus en réussite sur la fin de championnat (une seule défaite, 2-0 à Sedan, sur les quinze derniers matches). La chance va certainement bientôt tourner.
Comment expliquez-vous vos difficultés à domicile ?
En ce moment, on réagit plus qu'on agit. On paye cash la moindre petite erreur, et on n'arrive pas à concrétiser nos occasions. Depuis le début de saison, on en est à six buteurs différents, et les attaquants ne sont pas en réussite. Pourtant, à l'entraînement, ils marquent des buts, et Ben (Leroy), John (Ayité), Richard (Socrier), Romain (Poyet) ou Antho (Le Gall) sont tous des joueurs de qualité. Mais il ne faut surtout pas les accabler, car sur les derniers matches, on ne peut pas dire qu'ils aient eu beaucoup de chance. C'est peut-être aussi la dernière passe, l'avant-dernière passe ou les centres qui ne sont pas bons.
Êtes-vous déjà sous pression ?
Même si on sait qu'il faut impérativement marquer des points rapidement, on ne sent pas encore de pression. Nous savons que notre jeu va finir par payer. Quand on voit le nombre d'occasions qu'on se procure...
Vous êtes devenu un joueur important dans le collectif brestois depuis le début de l'année 2008. Quelles sont vos ambitions cette saison ?
Hormis mon carton rouge pris à Nîmes, je suis assez content de mon début de championnat. Mais je pense que j'aurais encore pu mieux faire. L'an passé, mon objectif était de jouer. Cette saison, même si je ne me considère pas comme un titulaire indiscutable, j'ai des ambitions plus élevées. Je veux être beaucoup plus décisif, en faisant des passes décisives ou en marquant des buts.
Vous avez déjà égalé votre total de la saison dernière, en inscrivant un penalty face à Ajaccio...
C'est Romain (Poyet) qui m'a dit d'y aller. Je ne me suis pas trop posé de question, même si le gardien d'Ajaccio (Thierry Debès) m'a un peu chambré, en me disant qu'il allait arrêter le penalty sans bouger...